APOCALYPSE et ESCHATOLOGIE


Esclaves ou serviteurs ?

Livre de l'Apocalypse (19.5 ~ Traduit du grec) :

« Une voix sortit du trône en disant :

Louez notre Dieu, vous tous Ses esclaves,

ceux qui Le craignent, les petits comme les grands. »

Le sceau du Dieu vivant

Le terme grec "doulos" est mentionné dans 118 versets du Nouveau Testament.

Il est traduit par "serviteur" ou "esclave", selon le contexte ... et les traductions.

Mais il faut considérer, à l'époque où ces textes furent rédigés, qu'il n'y avait pas de distinction entre un esclave et un serviteur.

De nos jours, la connotation du mot "esclave", auquel est attaché toutes sortes d'outrages envers la personne humaine, oblige la plupart des traducteurs à abandonner ce terme en utilisant de préférence celui de "serviteur".

Sous l'Antiquité, l'esclave n'avait rien d'un serviteur qui, une fois sa journée terminée, pouvait tranquillement s'en retourner chez lui.

"Doulos" vient du verbe "deo" qui signifie lier, attacher avec des chaînes, mettre aux fers.

L'esclave était "attaché" à son maître, à celui auquel il appartenait.

C'est aussi dans ces conditions que vivent ceux qui, sous le règne de la bête mais déjà avant, sont "liés" à Satan, donc esclaves du Diable.

Et c'est ce qui attend Satan quand un ange de Dieu s'emparera de lui :

« Il s'empara du dragon, le serpent ancien, qui est le diable et Satan, et le lia pour mille ans. » (Apocalypse 20.2)

Satan sera mis aux fers, comme un esclave rebelle ...

Qu'en est-il des "esclaves" de Dieu ?

« Louez notre Dieu, vous tous Ses esclaves ... »

Est-ce une contrainte de louer Dieu ... ou une marque de reconnaissance ?

Celui qui a sacrifié Son Fils sur la croix pour nous sauver de la mort ne mérite-t-il pas d'être loué ?

N'est-ce pas Lui aussi qui ordonne, avant de livrer le monde aux tribulations :

« Gardez-vous de nuire à la terre, à la mer, ou aux arbres, jusqu’à ce que nous ayons marqué d'un sceau le front des serviteurs de notre Dieu. » (Apocalypse 7.3)

Nous aurions pu aussi, dans ce verset, dire "esclaves" au lieu de "serviteurs" à propos de ceux qui vont recevoir ce sceau protecteur ... qui n'a rien à voir avec la marque au fer rouge que l'on pouvait apposer sur un esclave ou un condamné.

La marque du Seigneur, le "sceau du Dieu vivant" n'est pas le signe d'une condamnation ... mais celui de Sa grâce !

Donc louons Dieu ... et soyons à Son service.

Mais quels types de services attend-t-il de nous ?

« Mauvais serviteur paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, et que je ramasse où je n’ai pas répandu.

Il te fallait donc déposer mon argent chez les banquiers et, à mon retour, j’aurais récupéré mon bien avec un intérêt. »

(Evangile selon Matthieu 25.26-27)

Ce reproche formulé à l'encontre d'un serviteur dans cette parabole de Jésus ne vise pas à nous inciter à placer des fonds sur les marchés financiers.

Celui qui a reçu un "talent", c'était alors une unité monétaire, a en fait reçu de son Seigneur le don de la foi et c'est cela qu'il devait faire fructifier.

L'intérêt qui est dû au Seigneur, ce sont toutes ces âmes qui auront entendu parler du salut en Jésus Christ de la part du serviteur qui a été sauvé !

Ainsi, le service que se doit de rendre un "esclave" du Seigneur, c'est de faire connaître l'amour de Celui qui l'a sauvé.

En fait, ce n'est pas au Seigneur que nous rendons service ... mais à ceux qui étaient dans l'ignorance que :

« Dieu a tellement aimé le monde qu'il a donné son Fils, l'Unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse mais qu'il ait la vie éternelle. » (Evangile selon Jean 3.16)

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Livre de l'Apocalypse

Traduit du grec : versets 19.1 à 19.21

1. Après cela, j'entendis comme la voix d'une foule innombrable dans le ciel qui disait : Alleluia ! Le salut, la gloire et la puissance sont à notre Dieu.

2. Ses jugements sont vrais et justes car il a jugé la grande prostituée qui corrompait la terre de sa prostitution, et Il a vengé le sang de Ses esclaves qu'elle avait fait couler.

3. Et ils dirent une seconde fois : Alléluia ! Et sa fumée s'élève aux siècles des siècles.

4. Les vingt-quatre vieillards et les quatre animaux se prosternèrent pour adorer Dieu, qui siège sur le trône, en disant : Amen ! Alléluia !

5. Une voix sortit du trône en disant : Louez notre Dieu, vous tous Ses esclaves, ceux qui Le craignent, les petits comme les grands.

6. Et j’entendis comme la voix d’une foule nombreuse, un bruit de grandes eaux, un vacarme de coups de tonnerre, qui disait : Alléluia ! Car le Seigneur notre Dieu Tout-Puissant est entré dans Son règne.

7. Réjouissons-nous et soyons dans l’allégresse, rendons-Lui gloire, car voici la noce de l’Agneau, et Son épouse s’est préparée.

8. Et il lui a été donné d'être revêtue d’un lin fin, éclatant et pur. Car le lin fin, ce sont les œuvres justes des saints.

9. Quelqu'un me dit : Ecris : Heureux ceux qui sont appelés au dîner de noce de l’agneau ! Puis il me dit : Ces paroles sont les véritables paroles de Dieu.

10. Je tombai à ses pieds pour me prosterner, mais il me dit : Garde-toi de le faire ! Je suis un esclave comme toi et tes frères qui portent le témoignage de Jésus. Prosterne-toi devant Dieu ! Car le témoignage de Jésus, c'est l’esprit de la prophétie.

11. Je vis le ciel ouvert, apparut alors un cheval blanc sur lequel était assis Celui que l'on nomme Fidèle et Véritable. Il juge et combat pour la justice.

12. Ses yeux flamboient comme du feu et Sa tête porte de multiples diadèmes avec un nom inscrit, que personne ne connaît, sinon Lui.

13. Il est revêtu d'un manteau qui a été trempé de sang et Il se nomme la Parole de Dieu.

14. Les armées du ciel le suivent sur des chevaux blancs, revêtues de lin fin, blanc et pur.

15. De Sa bouche sort une épée acérée, pour en frapper les nations et Il les mènera paître avec une verge de fer. C'est Lui qui foule la cuve du vin de la colère ardente du Dieu Tout-Puissant.

16. Il porte sur Son manteau et sur Sa cuisse l'inscription d'un nom : Roi des rois et Seigneur des seigneurs.

17. Je vis un ange debout dans le soleil qui criait d'une voix forte à tous les oiseaux qui volaient au zénith : Venez, rassemblez-vous pour le grand dîner de Dieu !

18. Venez manger les chairs des rois, des chefs d'armées, des puissants, des chevaux et de ceux qui les montent, de tous les hommes libres ou esclaves, petits et grands.

19. Je vis la bête, les rois de la terre et leurs armées rassemblés pour faire la guerre à Celui qui est assis sur le cheval et à Ses armées.

20. Et la bête fut capturée, ainsi que le faux prophète qui, en accomplissant des signes devant elle, avait séduit ceux qui avaient reçu la marque de la bête et se prosternaient devant son image. Tous deux furent jetés vivants dans l'étang de feu embrasé de soufre.

21. Les autres furent tués par l'épée de Celui qui montait le cheval, celle qui sortait de Sa bouche, et tous les oiseaux se rassasièrent de leurs chairs.

Le repas de noce

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