APOCALYPSE et ESCHATOLOGIE


La haine de la bête

Livre de l'Apocalypse (17.16 ~ Traduit du grec) :

« Les dix cornes que tu as vues et la bête

haïront la prostituée qui sera dévastée et mise à nu.

Elles mangeront ses chairs et la brûleront au feu. »

La haine de la bête

« Voici, j'enverrai mon messager. Il préparera le chemin devant moi ... »

(Malachie 3.1 ~ Evangile selon Matthieu 11.10)

Lorsque Jésus évoquait Jean le baptiste en se fondant sur un verset du prophète Malachie, cette parole pouvait être différemment interprétée.

Car Jean le baptiste, en annonçant la venue de Jésus, a préparé le chemin de Son avènement.

Mais quand il fut décapité, Jean a aussi annoncé le chemin de la haine qui allait conduire Jésus sur la croix.

La haine et l'amour sont deux sentiments opposés.

L'amour est au Seigneur ce que la haine est pour le Diable, et ses associés comme la bête.

Une haine qui peut revêtir de multiples facettes, y compris envers ceux qui ont pu être des alliés pendant un temps pour satisfaire des objectifs communs.

Mais à terme, les alliés devenus inutiles seront impitoyablement anéantis.

« Il fera une solide alliance avec plusieurs pour une semaine, et durant la moitié de la semaine il fera cesser le sacrifice et l'offrande ; le dévastateur commettra les choses les plus abominables, jusqu'à ce que la ruine et ce qui a été résolu fondent sur le dévastateur. » (Daniel 9.27)

L'interprétation de cette prophétie de Daniel conduit le plus souvent à considérer que cette "semaine" est en fait un septénaire, un cycle de sept ans.

La seconde moitié de la semaine, où le "dévastateur" dispose des pleins pouvoirs pour commettre ses abominations, correspond aux quarante-deux mois du règne de Satan précipité sur la terre.

Mais c'est avant que celui-ci va préparer ses alliances avec les puissants de ce monde, qu'il s'agisse de puissances politiques, économiques, financières ... ou religieuses !

Satan ressent une haine profonde envers l'Eglise ... même envers celle qui lui a permis d'exercer sa domination comme la "grande prostituée".

Aux côtés de la bête, ou sous son inspiration, elle s'est réjouie des mêmes horreurs ...

« Je vis cette femme s'enivrer du sang des saints et du sang des témoins de Jésus. » (verset 6)

Mais les amis d'hier deviendront les ennemis de demain ...

« Les dix cornes que tu as vues et la bête haïront la prostituée qui sera dévastée et mise à nu. Elles mangeront ses chairs et la brûleront au feu. »

Les dix cornes symbolisent des rois (verset 12) et ils font partie de la "solide alliance" prophétisée par Daniel.

Et si, pour satisfaire leurs ambitions de pouvoir, ils se sont servis de la "grande prostituée", ce sont des êtres sans foi ni loi, à l'image de la bête.

Ils n'hésiteront pas un seul instant, le moment venu, à éliminer celle qu'ils ont toujours haïe !

Car les « rois qui viennent du soleil levant » haïssent l'Eglise.

Ils sont pour la plupart athées, où de diverses confessions religieuses, et même si une partie de l'Eglise s'est assujettie comme eux à "Mamon", ils finiront par la détruire.

Ce faisant, ils seront les bras armés du dessein de Dieu ...

Retour en page d'accueil

Livre de l'Apocalypse

Traduit du grec : versets 17.1 à 17.18

1. Un des sept anges qui tenaient les sept coupes vint m’adresser la parole. Il dit : Viens, je te montrerai le jugement de la grande prostituée qui est assise sur les grandes eaux.

2. C’est avec elle que les rois de la terre se sont prostitués, et les habitants de la terre se sont enivrés du vin de sa prostitution.

3. Il m'emporta en esprit dans un désert. Je vis une femme assise sur une bête écarlate, couverte de noms de blasphème, avec sept têtes et dix cornes.

4. Cette femme était vêtue de pourpre et d’écarlate, parée d’or, de pierres précieuses et de perles. Elle tenait dans sa main une coupe en or, remplie des abominations et des impuretés de sa prostitution.

5. Sur son front un nom était écrit, un mystère : Babylone la grande, la mère des prostituées et des abominations de la terre.

6. Je vis cette femme s'enivrer du sang des saints et du sang des témoins de Jésus. En la voyant, je fus saisi d’un grand étonnement.

7. L’ange me dit : Pourquoi es-tu étonné ? Je te dirai le mystère de la femme et de la bête qui la porte, celle qui a les sept têtes et les dix cornes.

8. La bête que tu as vue était, et elle n’est plus. Elle doit monter de l’abîme et va à sa perdition. Les habitants de la terre, ceux dont le nom n’a pas été écrit dès la fondation du monde dans Le livre de vie, s’étonneront en voyant la bête. Parce qu’elle était, et qu’elle n’est plus, et es revenue.

9. Ici se révèle l’intelligence associée à la sagesse : les sept têtes sont sept montagnes, sur lesquelles la femme est assise. Et les rois sont au nombre de sept :

10. Cinq d'entre eux sont tombés, l'un est en poste, et le dernier n'est pas encore venu. Quand il viendra, il ne demeurera que peu de temps.

11. La bête qui était et qui n'est plus, c'est un huitième roi. Elle est du nombre des sept et va à sa perdition.

12. Les dix cornes que tu as vues ce sont dix rois qui n'ont pas encore reçu la royauté. Mais ils partageront avec la bête le pouvoir royal pour une heure.

13. Ils ne pensent qu'à une chose : soumettre leur pouvoir et leur puissance à la bête.

14. Ils feront la guerre à l'Agneau et l'Agneau les vaincra avec ceux qu'Il a appelés, élus et fidèles, car il est Seigneur des seigneurs et Roi des rois.

15. Puis il me dit : Les eaux que tu as vues où la prostituée est assise, ce sont des peuples et des foules, des nations et des langues.

16. Les dix cornes que tu as vues et la bête haïront la prostituée qui sera dévastée et mise à nu. Elles mangeront ses chairs et la brûleront au feu.

17. Car Dieu leur a mis au cœur de réaliser son dessein. Ce seul dessein c'est de soumettre leur royauté à la bête jusqu'à l'accomplissement des paroles de Dieu.

18. Et la femme que tu as vue, c'est la grande cité qui règne sur les rois de la terre.

Le dessein de Dieu

Visiteurs du site