APOCALYPSE et ESCHATOLOGIE


L'épouse et l'enfant

Livre de l'Apocalypse (12.2 ~ Traduit du grec) :

« Elle était enceinte

et criait de douleur,

souffrant des tourments

de l'accouchement. »

Accouchement

Cette femme qui se révèle revêtue du soleil, la lune sous les pieds, et une couronne sur la tête est-elle une reine ?

Si tel est le cas, ce serait l'épouse du Seigneur ... mais elle « était enceinte et criait de douleur, souffrant des tourments de l'accouchement. »

Nous voici donc redescendus sur terre, et cette femme apparaît dans un premier temps comme bien humaine ... et comme la mère d'un enfant, mais pas n'importe lequel !

Son époux, « Joseph se rendit en Judée, depuis la ville de Nazareth en Galilée dans la ville de Bethléem, d'où était originaire David, parce qu'il était de la souche familiale de David.

Il allait se faire recenser avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte.

Pendant qu'ils étaient là, le temps de l'accouchement arriva. » (Evangile selon Luc 2.4-6)

Cet enfant aura une destinée sans commune mesure : c'est le Fils de Dieu !

« Elle mit un fils au monde, un enfant mâle qui doit faire paître toutes les nations avec une verge de fer. » (Apocalypse 12.5)

Et au terme de Sa vie terrestre « son enfant fut enlevé près de Dieu et de Son trône ... » (Apocalypse 12.5)

Mais la femme est toujours sur terre, poursuivie par le dragon.

Est-ce toujours la même personne ?

La femme a enfanté un fils ... et ce fils est monté au ciel.

Il va enfanter ... Son épouse : l'Eglise !

La femme qui a mis au monde le Fils de Dieu n'est plus ... mais l'Eglise, l'épouse du Fils de Dieu est bien vivante.

D'où nous vient cette assimilation de l'Eglise à l'épouse du Christ ?

C'est l'apôtre Paul qui nous a présenté l'Eglise comme l'épouse du Fils de Dieu au travers d'une allégorie :

« Maris, aimez vos femmes comme le Christ a aimé l'Eglise. Il s’est livré Lui-même pour elle.

Il a voulu la sanctifier en la purifiant, en la baignant d'eau, dans la parole.

Il a voulu faire paraître devant Lui une Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irréprochable. » (Ephésiens 5.25-27)

Une épouse sanctifiée, pure comme une vierge ... comme la vierge Marie.

Ainsi, dans ce passage du Livre de l'Apocalypse, la femme est à la fois Marie, qui enfanta Jésus, puis l'Eglise, épouse du Christ.

« La femme s'enfuit au désert où Dieu lui a préparé un lieu afin qu'elle y soit nourrie mille deux cent soixante jours. » (Apocalypse 12.6)

Arrivé au verset six, il devient évident que cette femme qui va être mise à part pour être nourrie et protégée 1260 jours n'est pas la vierge Marie ... mais l'Eglise, épouse du Christ.

« Avant d’être en travail elle a enfanté, avant que viennent les douleurs elle a accouché d’un garçon.

Qui a jamais entendu rien de tel ? Qui a jamais vu chose pareille ? Peut-on mettre au monde un pays en un jour ?

Enfante-t-on une nation en une fois ? À peine était-elle en travail que Sion a enfanté ses fils. » (Esaïe 66.7-8)

Le prophète Esaïe avait annoncé ce qui allait se produire.

L'enfant né avant même l'accouchement, c'est le Messie, le Christ qui était auprès du Père avant de s'incarner.

La nation qui est née ... c'est l'Eglise, le peuple de Dieu.

Sion, c'est Jérusalem, la cité où étaient rassemblés les premiers fils, les premiers disciples, lors de la première Pentecôte ...

« Et ils furent tous remplis d'Esprit Saint. Ils se mirent à parler en d’autres langues comme l’Esprit leur donnait de s’exprimer. » (Actes des Apôtres 2.4)

Une nouvelle nation était née ... celle du peuple chrétien !

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Livre de l'Apocalypse

Traduit du grec : versets 12.1 à 12.18

1. Un grand signe apparut dans le ciel : une femme revêtue du soleil, la lune sous ses pieds et une couronne de douze étoiles sur sa tête.

2. Elle était enceinte et criait de douleur, souffrant des tourments de l'accouchement.

3. Un autre signe apparut dans le ciel : c'était un grand dragon rouge feu avec sept têtes et dix cornes, et sept diadèmes sur ses têtes.

4. Et sa queue balaya le tiers des astres du ciel qu'il jeta sur la terre. Le dragon se tint devant la femme sur le point d'enfanter afin de dévorer son enfant quand elle aurait accouché.

5. Elle mit un fils au monde, un enfant mâle qui doit faire paître toutes les nations avec une verge de fer. Puis son enfant fut enlevé près de Dieu et de Son trône.

6. La femme s'enfuit au désert où Dieu lui a préparé un lieu afin qu'elle y soit nourrie mille deux cent soixante jours.

7. Une guerre eut lieu dans le ciel. Michaël et ses anges combattirent le dragon et le dragon mena le combat avec ses anges.

8. Il n'eut pas le dessus et il ne se trouva plus de place pour eux dans le ciel.

9. Alors le grand dragon, le serpent ancien, que l'on appelle Diable et Satan, celui qui séduit la terre entière, fut jeté sur la terre et ses anges précipités avec lui.

10. Et j'entendis une grande voie dans le ciel qui disait : C'est le temps du salut, de la puissance et du Règne de notre Dieu et de l'autorité de Son Christ, car l'accusateur de nos frères a été jeté, lui qui les accusait jour et nuit devant notre Dieu.

11. Ils l'ont vaincu à cause du sang de l'Agneau et par la parole de leur témoignage. Ils n'ont pas craint pour leur vie face à la mort.

12. Aussi, que les cieux se réjouissent ainsi que ceux qui y demeurent ! Malheur à la terre et à la mer, car le diable est descendu sur vous, plein de fureur, il sait qu'il lui reste peu de temps.

13. Quand le dragon vit qu'il était jeté à terre, il poursuivit la femme qui avait mis au monde l'enfant mâle.

14. Mais les deux ailes du grand aigle furent données à la femme afin qu'elle s'envole au désert dans le lieu où elle sera nourrie, loin de la face du serpent, pour un temps, des temps, et la moitié d'un temps.

15. Alors le serpent projeta de sa bouche derrière la femme comme un fleuve d'eau afin de la faire emporter par les flots.

16. Et la terre vint au secours de la femme en ouvrant sa bouche. Elle engloutit le fleuve que le dragon avait projeté de sa bouche.

17. Alors le dragon, furieux contre la femme, partit combattre ceux qui restaient de sa descendance, ceux qui observent les commandements de Dieu et gardent le témoignage de Jésus.

18. Et il se tint sur le sable de la mer.

Le dragon

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