APOCALYPSE selon Jean

La Bible et l'eschatologie chrétienne

Apocalypse et eschatologie

Jean et l'Apocalypse

Livre de l'Apocalypse (1.1-2 ~ Traduit du grec) :

« ... ce qui doit arriver bientôt.

Il l'a fait connaître en envoyant Son ange à Son serviteur Jean.

Celui-ci a attesté, comme parole de Dieu et témoignage

de Jésus Christ, tout ce qu’il a vu. »

Témoignage

« Et vous, montagnes d'Israël, vous pousserez vos rameaux, et vous porterez vos fruits pour mon peuple d'Israël.

Car ces choses sont près d'arriver. » (Ezéchiel 36.8)

Les promesses de restauration livrées par les prophètes à l'égard d'Israël viennent contrebalancer les menaces de déchéance que ces mêmes prophètes ont pu prononcer.

Le genre apocalyptique annonce un monde nouveau ... mais au prix d'épreuves préalables révélées aux prophètes afin que ceux-ci les restituent à l'humanité en insistant souvent sur l'imminence de ces évènements au regard de la mesure du temps selon le Créateur du temps.

Ezéchiel nous disait ... « Car ces choses sont près d'arriver. »

L'auteur de l'Apocalypse nous révèle ... « ce qui doit arriver bientôt. »

Plus de six cent ans séparent ces deux prophètes ... mais la source d'inspiration est la même !

Qui a écrit le Livre de l'Apocalypse ?

Le premier verset atteste que Dieu est l'auteur de la Révélation, transmise par Jésus à destination des serviteurs de Dieu, par l'intermédiaire de l'un de ces serviteurs qui nous dit s'appeler : Jean.

Ce prénom est mentionné trois fois (versets 1, 4 et 9).

S'agit-il de Jean, l'auteur du quatrième évangile et de trois lettres (ou épîtres) que l'on trouve dans le Nouveau Testament ?

Ce Jean ne se présente pas comme l'un des douze apôtres, mais l'humilité de ceux-ci les a le plus souvent incités à ne pas se parer d'un titre quelconque.

L'humilité des rédacteurs pose d'ailleurs de multiples problèmes d'identification pour de nombreux textes bibliques.

Jean se déclare comme un simple serviteur ayant reçu la visite d'un ange, messager de Dieu.

Dès le IIè siècle, la tradition a identifié le narrateur de l'Apocalypse comme apôtre de Jésus, celui que l'on considère aussi comme le "disciple bien-aimé", le plus proche de Jésus.

Tout ceci n'est bien sûr pas l'avis unanime des exégètes et, dès les premiers siècles, certains d'entre eux ne pensaient pas que l'apôtre Jean soit le transcripteur du Livre de l'Apocalypse.

Ceci, et le contenu du Livre, a pu contribuer au fait que l'Apocalypse ait eût quelques difficultés à intégrer le canon biblique.

Le livre a été plutôt bien reçu dans les églises occidentales.

Mais en Asie Mineure, vers la fin du IIè siècle, l'Apocalypse tout comme l'évangile selon Jean sont rejetés, et au milieu du IIIè siècle, Denys d'Alexandrie conteste son authenticité johannique pour des raisons de style sans toutefois rejeter le texte, même s'il lui semble incompréhensible.

A la fin du IVè siècle, Athanase d'Alexandrie le reconnaît dans sa liste de 27 livres composant le Nouveau Testament.

Mais sa virulence envers l'Empire romain poussera à contester l'Apocalypse dans l'église impériale de Constantinople jusqu'au IXè siècle et l'Arménie ne l'admet qu'au siècle suivant.

Pour l’église latine, les synodes de Carthage de 397 et de 419 fixent à 27 le nombre des livres reçus, retenant l’Apocalypse qui avait précédemment été exclue au concile de Laodicée en 363.

Il est important de survoler ces désaccords dans la constitution du canon biblique pour mieux appréhender la complexité de l'ouvrage.

Certes, le style de l'Apocalypse diffère de celui de l'évangile ou des trois épîtres de Jean.

Alors faut-il en déduire, comme le pensent de nombreux exégètes modernes, que l'Apocalypse serait le produit de cercles chrétiens d'Ephèse qui auraient rédigé le texte après avoir reçu les enseignements de l'apôtre Jean ?

Le débat reste ouvert ... et nous nous satisferons de cette simple identification mentionnée au verset 9 :

« Moi, Jean, votre frère et votre compagnon dans l'épreuve, le Royaume et la persévérance en Jésus, j’étais dans l’île appelée Patmos à cause de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus. »

Patmos, une île grecque située dans la mer Egée qui vit actuellement du tourisme, comme la plupart des îles grecques.

Mais à l'époque, les Romains l'utilisaient comme un lieu de déportation pour les indésirables.

Jean aurait été exilé à Patmos par l'empereur Domitien en l'an 95.

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Livre de l'Apocalypse

Traduit du grec : versets 1.1 à 1.20

1. Révélation de Jésus Christ, que Dieu Lui a donnée pour montrer à Ses serviteurs ce qui doit arriver bientôt. Il l'a fait connaître en envoyant Son ange à Son serviteur Jean.

2. Celui-ci a attesté, comme parole de Dieu et témoignage de Jésus Christ, tout ce qu’il a vu.

3. Heureux celui qui lit et ceux qui écoutent les paroles de la prophétie, et gardent ce qui y est écrit, car le temps est proche.

4. Jean, aux sept Eglises qui sont en Asie : Que la grâce et la paix vous soient données de la part de Celui qui est, qui était, et qui vient, et de la part des sept esprits qui sont devant son trône.

5. De la part de Jésus Christ, le témoin, le fidèle, le premier-né d'entre les morts et le prince des rois de la terre. A Celui qui nous aime et nous a délivrés de nos péchés par Son sang.

6. Il a fait de nous un royaume de prêtres pour Dieu, Son Père. A Lui soient la gloire et le pouvoir, pour les siècles des siècles. Amen !

7. Voici, Il vient avec les nuées. Et tout œil Le verra, même ceux qui L’ont transpercé. Toutes les tribus de la terre se frapperont la poitrine à cause de Lui. Oui. Amen !

8. Je suis l’alpha et l’oméga, dit le Seigneur Dieu, Celui qui est, qui était, et qui vient, le Tout-Puissant.

9. Moi, Jean, votre frère et votre compagnon dans l'épreuve, le Royaume et la persévérance en Jésus, j’étais dans l’île appelée Patmos à cause de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus.

10. Je fus saisi par l'Esprit au jour du Seigneur, et j’entendis derrière moi une voix puissante, comme une trompette.

11. Elle disait : Ce que tu vois, écris-le dans un livre, et envoie-le aux sept Eglises, à Ephèse, à Smyrne, à Pergame, à Thyatire, à Sardes, à Philadelphie, et à Laodicée.

12. Je me retournai pour voir qui me parlait. Et, une fois retourné, je vis sept chandeliers d’or.

13. Au milieu des chandeliers, semblable à un Fils d’homme, quelqu'un était vêtu d’une longue robe avec une ceinture d’or qui Lui serrait la poitrine.

14. Sa tête et ses cheveux étaient blancs, comme de la laine blanche, comme de la neige. Ses yeux flamboyaient comme du feu.

15. Ses pieds ressemblaient à du bronze, purifié au four, et Sa voix résonnait comme de grandes chutes d'eau.

16. Il tenait dans Sa main droite sept étoiles. De Sa bouche sortait une épée acérée à deux tranchants, et Son visage brillait comme le soleil dans tout son éclat.

17. Quand je Le vis, je tombai à Ses pieds comme mort. Il posa sur moi Sa main droite en disant : Ne crains pas ! Je suis le Premier et le Dernier.

18. Le vivant qui était mort, et voici, Je suis vivant pour les siècles des siècles. Je tiens les clefs de la mort et de l'Hadès.

19. Ecris donc ce que tu as vu, ce qui est, et ce qui doit arriver ensuite.

20. Voici le mystère des sept étoiles que tu as vues sur ma droite et des sept chandeliers d’or : les sept étoiles sont les anges des sept Eglises, et les sept chandeliers ce sont les sept Eglises.

Les sept Eglises ...

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